Jimmie Durham
Durant les années 70, Jimmie Durham milite pour le mouvement indien. Il écrit alors essais et poèmes et produit quelques oeuvres plastiques. C’est seulement à partir des années quatre-vingt qu’il décide de se consacrer entièrement à une pratique artistique qu’il considère désormais plus proche de son mode de pensée.
Dans un premier temps, il instaure un langage plastique où son héritage indien reste présent. Il réalise des objets à caractères magiques faits avec du bois, des pierres, des os, des plumes, … Ainsi, il développe ses réflexions politiques, philosophiques et poétiques par des indices de formes, des fragments rassemblés qui constituent un jeu syntaxique ambigu et léger et évoque avec une certaine ironie l’aliénation, l’immigration, la
colonisation, …
A partir des années quatre-vingt dix, après son arrivée en Europe, son travail se détache progressivement de son aspect revendicatif et identitaire pour revêtir une dimension plus métaphysique. Il met alors en évidence les relations entre le moderne et l’archaïque, l’individu et la communauté, le visible et l’invisible, avec un mélange d’humour et de sérieux qui fait alors preuve d’une prise de distance par rapport à sa propre histoire, et à celle des États-Unis. Il devient plus conceptuel. Les assemblages qu’il réalise aujourd’hui sont conçus avec des matériaux sans origine précise.
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