Michaux, Prince de la nuit, va agresser la pierre lithographique, gratter la surface offerte, la brosser, la griffer : surgissent de frêles silhouettes, des têtes globuleuses, des corps filiformes, de petits êtres translucides (...) C’est avec la volonté d’y poursuivre son oeuvre de dessinateur et la facilité d’y exprimer conjointement deux tendances dont il semblait jusqu’à présent que l’une et l’autre avaient trouvé leur technique propre : la lithographie lui avait permis de faire surgir des écritures de la nuit, la gravure de “donner à voir la phrase intérieure”.
Bernard Gheerbrant
L’oeuvre graphique d’Henri Michaux





