Repères
Nom Long
Prénom Richard
Né en 1945
Vit et travaille à Bristol, Royaume-Uni
Mouvement Land art – Earth art
Techniques principales Sculpture

Présentation de Richard Long

Richard Long a passé l’essentiel de sa vie d’artiste à marcher, à parcourir le sol là où il était encore directement accessible dans ses valeurs premières, c’est-à-dire loin de l’activité humaine, comme s’il voulait vérifier le socle dont nous serions, nous autres les êtres humains précisément, la sculpture. Il rend compte de cet arpentage par différents moyens : cartes d’état-major où il reporte ses déplacements, photographies des traces de son passage, photographies d’installations organisées sur place et dont il sera souvent le seul visiteur, listes de mots qui témoignent de ses rencontres matérielles, temporelles ou auditives, et, ce que nous connaissons généralement le mieux, les sculptures intérieures, composées d’un même matériau constitutif du paysage parcouru (pierres, bois) installé selon des formes géométriques, et destinées aux galeries et musées.


Le travail de Richard Long est à ce point autonome qu’on pourrait envisager de le décrire par sa capacité de résister à tout ce à quoi on a cherché à l’assimiler. Le Land Art d’abord, auquel il cède le parcours et l’attrait du désert, la quête, après avoir tourné le dos à la ville, l’œuvre réalisée loin du monde, l’organisation formelle en opposition au désordre apparent de la nature, mais dont il se différencie par le retour dans les lieux de l’art, la diversité des moyens utilisés, l’importance accordée au langage. L’Art conceptuel ensuite, auquel il cède l’importance accordée au langage et l’obstination même de sa démarche, mais dont il se différencie par l’extrême matérialité de son travail, sa réalité concrète. L’idéologie de la nature enfin, que les dimensions philosophiques de ce travail débordent à chaque pas.

Jean-Philippe Vienne

 

"L’Art en tant que description formelle et holistique de l’espace réel et expérience du paysage et de ses matériaux les plus élémentaires.

La nature a toujours été reproduite par les artistes, des peintures rupestres préhistoriques à la photographie de paysage du XXe siècle. Je voulais moi aussi faire de la nature le sujet de mon travail, mais de façon nouvelle. J’ai commencé par travailler à l’extérieur en me servant de matériaux naturels comme l’herbe et l’eau, ce qui a évolué jusqu’à l’idée de faire une sculpture en marchant.

La marche elle-même possède une histoire culturelle, des pèlerins aux poètes marcheurs japonais, aux romantiques anglais et aux marcheurs contemporain sur longues distances.

Ma première marche, en 1967, était une ligne droite dans un pré, qui était également mon chemin, vers "nulle part." Dans les premiers travaux cartographiques qui suivirent, qui enregistraient des promenades simples mais précises dans les landes d’Exmoor et de Dartmoor, mon intention était de faire un art nouveau qui soit également une nouvelle façon de marcher: marcher en tant qu’art. Chaque marche suivait l’itinéraire que j’avais déterminé, précis, unique, pour une raison spécifique, différente d’autres catégories de marche comme le voyage, par exemple. Chaque marche, bien que non conceptuelle par définition, mettait en œuvre une idée particulière. Ainsi marcher - en tant que art- m’offrait les moyens idéaux d’explorer les relations entre le temps, la distance, la géographie et la mesure. Ces marches ont été enregistrées ou décrites dans mon œuvre de trois façons - cartes, photographies ou textes - en utilisant la forme la plus appropriée à chaque idée. Toutes ces formes nourrissant l’imagination, sont une sorte de distillation de l’expérience. Marcher m’a également permis d’étendre les limites de la sculpture, qui du coup possédait le potentiel d’être déconstruite dans l’espace, le temps de ces longues marches. La sculpture pouvait maintenant s’intéresser au lieu autant qu’au matériau et à la forme.

Je considère que mes sculptures de paysage occupent un riche territoire entre deux positions idéologiques, en l’espèce faire des "monuments" ou l’inverse "ne laisser que des empreintes de pas." Au cours de années, ces sculptures ont exploré certaines variables de nature transitoire, de permanence, de visibilité ou de reconnaissance. Les pierres peuvent servir de marqueurs du temps ou de la distance, ou exister comme parties d’une sculpture gigantesque mais anonyme. Au cours d’une marche dans les montagnes, une sculpture pouvait être faite au dessus des nuages, peut-être dans une région isolée, apporter la liberté d’imaginer comment et où l’art peut être fait sur cette terre."
Richard Long, Bristol 2000.

article publié pour la première fois dans le catalogue de l’exposition de Richard Long à la Royal West of England Academy, Bristol, 21 mai - 8 juillet 2000. Traduction de l’anglais

Biographie de Richard Long
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 Formation de Richard Long

 Expositions personnelles de Richard Long

2009 Heaven and Earth, Tate Britain, Londres, Royaume-Uni
2001 Oeuvres récentes, Galerie Daniel Templon, Paris, France

 Expositions collectives

2010 Rewind: 1970s to 1990s Works from the MCA Collection, MCA Chicago - Museum of Contemporary Art, Chicago, USA
2009 Viv(r)e l'art contemporain, Eglise des Jacobins, Agen, France
1989-2009 Mur de Berlin - Artistes pour la liberté, Winzavod - Moscow Contemporary Art Center, Moscou, Russie
Voyage Sentimental 5, Musée des Beaux-arts et d'archéologie de Valence, Valence, France
Spazio Libro d'Artista, Palazzo Manganelli, Catania, Italie
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 Foires, Biennales et Événements

2008 FIAC 08, Parc des expos , Paris , France

 Collections

 Articles à propos de Richard Long

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