Repères
Nom Zaugg
Prénom Rémy
Né le 11/01/1943
Décédé le 23/08/2005
A travaillé Bâle, Suisse
Techniques principales Peinture
Sérigraphie
Sculpture

Présentation de Rémy Zaugg

Rémy Zaugg édite très jeune (1961) ses premières linogravures. Il se souvient que sa période expressionniste et son adolescence se sont achevées en 1967 devant la grande toile bleue de Barnett Newman, au Musée de Bâle. Son art est marqué par de nombreuses lectures de théories picturales (Paul Cézanne, Léon Bastista Alberti…) et autres (Ferdinand de Saussure, Roland Barthes, Karl Popper, Maurice Blanchot, Georges Bataille…). À partir de 1967, un plan monochrome tend à masquer ses images. Il expose en 1972, à Bâle, l’important ensemble Dedans-dehors qui comprend trente-deux séries de sérigraphies, réalisées avec l’aide de Michèle Röthlisberger (dont de nombreuses variations sur la grille et le cube perspectiviste, la dernière confrontant des rectangles monochromes à des reproductions de peintures), accompagnées de sculptures en formes de cubes ou de parallélépipèdes, aux allures de cages, de caisses d’emballage, de valises, de tiroirs… Ses réflexions sur la peinture et ses conditions de perception vont le conduire à réaliser les scénographies de nombreuses expositions (Xe Biennale de Paris, en 1977 ; Balthasar Burkhard, en 1983, etc.). Ses propres expositions sont, pareillement, minutieusement conçues. Il a collaboré, avec les architectes de l’Atelier 5, à l’aménagement des nouvelles salles du Musée de Berne. « Zaugg, écrit Jean-Christophe Amman, lie la position de l’artiste à celle du spectateur, du spectateur étranger en quelque sorte, parce qu’il pose la question existentielle de l’œuvre d’art non seulement pour l’œuvre elle-même, mais aussi pour le “sujet percevant”. »
Rémy Zaugg a eu des expositions personnelles, au Consortium, à Dijon, en 1989 et 1992. Il a participé à la conception de la résidence universitaire Antipodes et à celle du plan directeur du campus de Dijon avec les architectes Jacques Herzog et Pierre de Meuron.
Les trois tableaux ont fait partie des expositions Personne, au Consortium en 1989, et Personne II, à la galerie Anne de Villepoix, à Paris, en 1990. Le titre de chaque tableau fait écho au titre générique et renvoie à une thématique de l’absence, dans laquelle Rémy Zaugg relie des réflexions sur la trace et l’effacement, qui lui viennent de Maurice Blanchot, à une théorie générale de la perception – « peindre c’est percevoir, percevoir c’est peindre » écrit-il sur une de ses toiles. Sa conception de la perception marie, selon Xavier Douroux, la théorie de la pure visualité (la Sichtbarkeit de Conrad Fiedler) à celle de l’empathie (l’Einfühlung de Theodor Lipps).

Christian Besson

Biographie de Rémy Zaugg
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 Formation de Rémy Zaugg

 Expositions personnelles de Rémy Zaugg

 Expositions collectives

2009 Chhttt..., CRAC Alsace, Altkirch, France
Oublier l'anneau de l'horizon, Musée Greuze / Hôtel-Dieu, Tournus, France
Un lieu oublié, FRAC Bourgogne, Dijon, France
Voyage sentimental 3, FRAC Paca, Marseille, France
2006 Eldorado, MUDAM Luxembourg - Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg, Luxembourg
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 Foires, Biennales et Événements

 Collections

 Articles à propos de Rémy Zaugg

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