| Nom | Lecomte |
|---|---|
| Prénom | Frédéric |
| Né en | 1966 |
| Vit et travaille à | Paris, France |
| Techniques principales |
Vidéo Installation |
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Exposition en cours
ECCE HOMO LUDENS
20/6/2010 au 24/10/2010
Vernissage le 19/6/2010
Musée de Sérignan, Sérignan, France |
Des mains présentes et toujours conservées dans la masse de l’image. Des mains qui déshabillent le blanc des images, qui la défroquent, et ce sont ces mêmes mains qui tuent et si le cinéma était resté au stade du muet cela aurait contribué à créer une sorte de thesaurus d’anthropologie visuelle où la main seule actrice, serait devenue maîtresse du jeu en touchant juste du doigt le blanc des surfaces.
Voilà ce qui nous manquait, ce lien entre vidéo et cinéma réconciliés, entre l’arrêt et la promesse de départ. Frédéric Lecomte élabore donc des carnets vidéo exécutés à la vitesse d’un croquis, le croquis d’une image qui bouge, et son dernier opus pose bien toujours la même chose à ceci près que son trait capture des images cinéma, des images télé, une somme d’images qu’il réactive par la suite quand il les découpe et les vide, et c’est ça le « décorps » de cette exposition où la vidéo se joue comme le théâtre de l’équivoque, comme l’équivoque même du théâtre, ce qui, de donner à voir, expose le vrai et l’illusion dans un même mouvement de don et de retrait.
Mais ces images détourées, squelettes de l’image devenue sans ressemblance posent le problème, non de savoir ce qu’elles veulent montrer, mais ce qu’elles ne montrent plus. Squelette d’une image cinéma, pour ce dernier il s’agit là de son certificat de présence. En a-t-il besoin ? Sans doute, car négocier avec les images c’est aussi négocier avec le réel et - comme l’écrivait Philippe Dagen dans Le Monde du 17 juin 2005 - "Lecomte s’y emploie en ne conservant ainsi que le bref effet de choc, coups de feu et étreintes inlassablement répétés comme les 2 seules figures de style d’une imagerie qui ne connaît que 2 arguments pour se vendre, le sexe et la mort. "






Formation de Frédéric Lecomte









