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| Nom | Morellet |
|---|---|
| Prénom | Francois |
| Né en | 1926 |
| Vit et travaille à | Cholet, France |
| Mouvement | Abstraction géométrique |
| Techniques principales |
Peinture Sculpture |
Figure emblématique de l’abstraction géométrique, François Morellet est l’un des artistes français de sa génération le plus représenté dans les collections étrangères. Développant son œuvre à partir de 1946, c’est au début des années 50 que l’artiste vient à l’abstraction, dans l’entourage de l’Ecole de Paris. Tranchant pour un art systématique, il est décidé à en supprimer tout investissement personnel ou décision subjective.
Dans les années 60, l’artiste parvient définitivement à l’élaboration - consciente et amusée - d’un langage pictural proprement “impersonnel” : superpositions, fragmentations, juxtapositions et interférences, auxquelles s’adjoint le hasard. C’est à cette période que Morellet réalise ses premières Installations, dont de toutes nouvelles œuvres en néons. Il est l’un des premiers artistes de sa génération à considérer la source lumineuse elle-même - et non son reflet - comme matériau plastique. Comme jadis Marcel Duchamp, avec une pointe d’ironie et de scepticisme, Morellet se pose finalement la question : “Qu'est-ce que l’art ?”.
Sa réflexion s’oriente ensuite vers une intégration toujours plus forte de l’espace et du support alentours. Il s’agit de créer des surfaces et des sculptures sans limites, de libérer l’œuvre du cadre et du contexte qui la caractérisent, à l’instar du all-over américain des années 50. Dans les années 80, il se consacre désormais à ce qui se passe au-delà de ses œuvres. Elles sont autant de moyens pour se référer à un espace et un contexte précis. L’artiste vise le phénomène de la muséographie et les modes de présentation, préfigurant l’évolution artistique des années 90. La géométrie est le moyen de ce “moindre effort”, et l’introduction du hasard - le “tout est possible” post-moderne - ouvre à l’artiste toutes les directions.


